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Saturday May 30th 2020
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Les esclavagistes d’Arabie mutilent une domestique indonésienne et tuent une autre

 
Depuis quelques jours, une immense vague d'indignations envahit l’Indonésie (le plus grand pays musulman) après la révélation dans un journal local  The Jakarta Post  l’affaire de la jeune domestique indonésienne horriblement mutilée par l'épouse de son employeur, en Arabie Saoudite.

Le Président indonésien ,  Bambang Yudhoyono,  a annoncé ce vendredi, 19 novembre 2010, à l'issue d'une réunion ministérielle, craindre le décès d'une seconde  domestique des suites de sévices subis en Arabie Saoudite, quelques jours après l'hospitalisation d'une autre domestique torturée dans le royaume.

Kikim Komalasari, originaire de l'île de Java, serait morte des suites de sévices subis dans la ville d'Abha, où elle travaillait depuis juin 2009, selon le ministre du Travail et des Migrations indonésien, Muhaimin Iskandar.

M. Iskandar a précisé que son gouvernement allait lancer "un examen approfondi" pour "déterminer du bien fondé de continuer ou non" de laisser partir des travailleurs indonésiens en Arabie Saoudite et aux Emitats, où ils sont plus d'un million.

Le gouvernement a d'ores et déjà dépêché des enquêteurs sur place pour enquêter sur   l’affaire de la  première domestique torturée  et celle de la seconde  domestique qui serait  déjà morte.

L'Indonésie va envoyer sa ministre chargée des Femmes en Arabie Saoudite pour suivre les deux enquêtes

Le président Susilo Bambang Yudhoyono a évoqué la possibilité d'interdiction de l'émigration vers les pays "non coopératifs et non transparents".

Selon les autorités indonésiennes, sur les quelque 2,67 millions de travailleurs indonésiens officiellement enregistrés à l'étranger en 2010, 4 882 ont signalé des cas de maltraitance, de torture ou de viol en 2009, contre 3 470 en 2008.

Les abus contre les travailleurs domestiques passent  sous silence dans le monde arabe et muslman. Depuis quelques années les  abus et les tortures  commis contre les femmes et les enfants domestiques originaires d’Indonésie, de Malaisie, du Maroc, des Philippines et du Sri Lanka se sont multipliés en en Arabe saoudite.
 
 
 
En Aout 2010,  la police du Sri Lanka a déclenché une enquête sur un couple de saoudiens qui auraient torturé leur femme de ménage, lui insérant 24 clous dans les mains, les jambes et le front.

La victime, une mère de famille de 49 ans, est retournée dans son pays natal après avoir séjourné cinq mois en Arabie Saoudite pour travailler comme aide ménagère. C’est après qu’elle se soit plainte de douleur que sa famille a décidé de la conduire chez le médecin. Des radiographies ont montré que la dame portait à l’intérieur de son corps de dizaines de clous, répartis tant dans sa main que sa jambe et même son front. La mère de famille a subi une intervention chirurgicale pour lui retirer les pièces de métal.

Selon une responsable du Bureau du travail à l’étranger du Sri Lanka, les Saoudiens auraient inséré 24 clous dans le corps de la bonne en réaction aux plaintes de celle-ci, qui disait que sa charge de travail était trop lourde. L’aide ménagère a confié que les clous étaient enfoncés dans sa chair alors qu’ils étaient chauds.

En  Arabie saoudite (berceau  de la civilisation de l’islam ;  svp)  les pauvres travailleurs pauvres domestiques originaires de l'Inde, du Pakistan ou du Sri Lanka  sont confrontés à un vaste éventail d’abus très graves et sont systématiquement exploités au travail.

Les principaux abus dont ils sont victimes incluent  , en autres,  les abus physiques et sexuels, la séquestration, le non-paiement de leurs salaires, la privation de nourriture et de soins médicaux, des heures de travail excessivement longues sans journée de repos. Ces conditions de travail proches de l’exploitation pure et simple font souvent du travail domestique l’une des pires formes modernes d’eclavage. Les travailleurs domestiques sont souvent les otages d’agents du travail et d’employeurs sous le régime connu  par le nom de parrainage « kafala » (1).

L’esclavage reste une tradition très répandue en Arabie. Cette population d’esclave (à majorité asiatique) est très importante, surtout dans les grandes villes saoudiennes comme Riyad, Dammam, Médine ou Al Khobar. Posséder un esclave est un moyen d'afficher sa réussite sociale aux yeux de tous en Arabie saoudite.

 Tunis

(1) La kafala est un concept juridique reconnu par le droit islamique.C’est un moyen de «  protection » ou de placement dans une famille pour la servir. La famille devient  propriétaire de la personne, ce qui en fait une esclave .Le Koweït, le pays du Moyen-Orient qui affiche le taux le plus élevé d'employées domestiques par citoyen, a annoncé le 26 septembre 2010 qu'il abolirait le système de parrainage (kafala) en février 2011
 



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